Laetitia ...Son combat
Lecteurs se mobilisent

Le sort de Laetitia, jeune handicapée empêchée de s'installer à Genève à sa majorité, a suscité une vague d'indignation. PAR PATRICK BAUMANN

L’article relatant la situation de Laetitia, cette jeune handicapée empêchée de s’installer à Genève ( publié dans L'illustré 11) à sa majorité a suscité une vague d’indignation parmi nos lecteurs. A tel point que l’une d’entre eux, Priscilla Albrecht, a lancé une pétition sur change.org adressée au conseiller d’état Mauro Poggia, en charge des assurances sociales, lui demandant qu’il prenne une décision autorisant Laetitia « à intégrer l'institution de Clair-Bois pour majeurs handicapés à Genève comme elle le souhaite et comme cela correspond à ses besoins, ainsi que le versement des rentes d'invalidité et d'impotence que Laetitia ne reçoit plus depuis 6 ans ». Forte de 2125 signatures, la pétition a également été adressée en copie au Conseiller Fédéral Alain Berset, aux Conseillers aux Etats Robert Cramer et Liliane Maury-Pasquier et à la Conseillère Nationale Laurence Fehlmann Rielle. En parallèle, nous précise cette lectrice très combative, qui a rencontré la mère de Laetitia, « la famille poursuit ses démarches juridiques afin que les droits fondamentaux de leur fille soient respectés et elle sollicitera la Commission européenne des droits de l'homme si nécessaire ». Une belle leçon de solidarité et d’engagement citoyen. Notre magazine, à l’origine de la dénonciation publique de cette situation qualifiée d’inhumaine par le conseiller d’État lui-même, ne manquera pas de tenir informés tous les lecteurs qui ont signé la pétition !

La ligne du coeur
Chères amies, Chers amis, Qui suivez et soutenez le combat en faveur de Laetitia, voici en lien l'émission "La Ligne de coeur" qui a donné la parole à sa maman, Domenica Aveni-Ponthet & à Patrick Baumann journaliste à l'Illustré. Mme Ponthet témoigne ici de toute l'aberration de la situation administrative et juridique dans laquelle Laetitia se trouve et explique qu'elle ne lâchera rien, et nous non plus. Quant à M. Baumann, il relève très justement l'injustice de la manière dont est traitée Laetitia du fait qu'elle est réduite à une personne handicapée "sans discernement" et donc quelque part n'existe pas juridiquement, et donc ne peut pas exiger des droits les plus élémentaires : mais à la Cour des Droits de l'Homme à Strasbourg, la responsabilité de l'Etat a de grandes chances selon lui d'être dénoncée ! Julien Cart Domenica et Patrick dialoguent avec Jean-Marc RICHARD, animateur très connu de la radio romande.
Pétition de soutien

La pétition de soutien à Laetitia rencontre un bel élan de solidarité et a été envoyée aux médias avec l'article paru dans l'Illustré le 16 mars dernier.

Nous espérons ainsi pouvoir faire pression sur les autorités afin que Laetitia puisse intégrer à Genève l'institution de Clair-Bois pour majeurs polyhandicapés comme elle le souhaite et comme cela correspond à ses besoins.

Merci de continuer à faire signer et à partager la pétition autour de vous afin de récolter encore plus de signatures.

Nous exprimons ainsi aussi notre solidarité avec cette famille genevoise afin qu'elle puisse continuer son combat jusqu'au bout en étant soutenue !

Cordiales salutations. Priscilla ALBRECHT

1600 signatures !
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   La pétition rencontre toujours un bel élan de solidarité et nous en sommes à plus de 1600 signatures.

Notre objectif est d'en atteindre 2000 d'ici lundi prochain, le 27 mars 2017.

Une fois ce chiffre atteint, nous l'enverrons au Ministre en charge du handicap, de l'Assurance invalidié et des assurances sociales.

Merci de signer, faire signer, diffuser et partager au maximum !

Le combat de la famille continue et elle a impérativement besoin de notre solidarité et de notre soutien afin que Laetitia puisse intégrer l'institution Clair-Bois pour handicapés majeurs comme elle le souhaite et comme cela correspond à ses besoins.

Cordialement, Priscilla ALBRECHT

ELAN DE SOLIDARITE AVEC LAETITIA, JEUNE HANDICAPEE GENEVOISE

DONT LES DROITS NE SONT PAS RESPECTES ! 

Une pensée pour toi...
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Chère Laetitia,

Tu es en permanence dans nos coeurs et nos pensées.

Nous sommes presque 2000 personnes à avoir signé cette pétition de soutien et très bientôt nous l'enverrons au Conseiller d'Etat, M. Mauro Poggia, Ministre en charge des personnes handicapées, comme toi, et des assurances sociales à Genève. Nous voulons que ton souhait d'aller à l'institution pour majeurs de Clair-Bois soit respecté et que tu bénéficies de ton assurance invalidité et de ta rente d'impotence comme tu en as le droit.

OUI, il s'agit d'un droit fondamental que tu as et que l'Etat a l'obligation d'honorer à ton égard. Nous sommes heureux et heureuses de nous battre à tes côtés, de nous battre pour toi, avec toi et tes parents qui sont formidables. Sache que nous irons tous et toutes ensemble jusqu'au bout de ce combat car l'injustice dont tu es victime nous est intolérable et nous indigne profondément.

Les signataires de cette pétition.

 
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SOLIDARITE avec LAETITIA, jeune femme en situation de HANDICAP à GENEVE, privée de DROITS FONDAMENTAUX ! Nous découvrions, il y a de cela à peine quelques jours, la situation dramatique de Laetitia, jeune femme genevoise en situation de handicap dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués. C'est en lisant l'article du magazine l'Illustré paru jeudi 16 mars dernier que nous avons appris la tragédie vécue par Laetitia, en situation de polyhandicap. En effet, Laetitia est privée de son Assurance Invalidité et de sa rente d'impotence depuis 6 ans ! Devenue majeure aujourd'hui, sa place dans l'institution Clair-Bois qui lui était destinée est compromise car sans Assurance Invalidité elle ne peut pas la payer. Laetitia, de part sa situation (elle est nourrie par sonde gastrique, et se déplace en fauteuil roulant), doit pouvoir continuer de vivre à Clair-Bois car cette institution accueille des personnes majeures et correspond aux besoins de Laetitia. Surtout, comme l'explique sa maman, Domenica : "Elle a noué depuis l’enfance des liens très forts avec les résidents et le personnel soignant de cette institution, ce serait inhumain de lui imposer ce changement !" Spontanément, afin de soutenir Laetitia, des citoyen-ne-s ont lancé une pétition via les réseaux sociaux, et un bel élan de solidarité s'est instauré puisque déjà plus de 1'700 signatures ont été récoltées. Pour une immense majorité de la population, il est totalement aberrant et inhumain qu'une personne qui est majeure, qui vit à Genève depuis toujours, est inscrite au contrôle de l'habitant, et dont les parents payent des impôts depuis toujours dans ce canton, soit empêchée de continuer à vivre dans l'institution qu'elle connaît si bien et qui l'a accueillie jusqu'ici. Notre soutien et notre solidarité sont donc indispensables car un des derniers espoirs pour Laetitia et sa famille, afin qu'elle puisse rester à Genève, consiste à faire appel à la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Autre possibilité, le fait que le Conseiller Fédéral, M. Alain Berset, revienne sur l'injustice dont Laetitia est victime. Quoi qu'il en soit, il s'agira de se battre jusqu'au bout pour lever cette injustice et qu'en fin de compte, Laetitia puisse rester dans l'endroit qui lui plaît, qu'elle a choisi, et qui, en respectant ses droits fondamentaux, ne peut pas lui être retiré par simple décret administratif. Vous trouverez ICI le lien vers la pétition que nous vous remercions d'avance de signer et de faire signer autour de vous : c'est seulement grâce à toute notre mobilisation que nous parviendrons à réparer cette injustice,

MERCI ! Priscilla Albrecht & Julien Cart

2000 signatures !
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2000 signatures pour LAETITIA.

Notre objectif est atteint et la pétition sera envoyée à Monsieur Mauro Poggia, Conseiller d'Etat en charge des personnes handicapées et de l'Assurance Invalidité à Genève. La pétition reste ouverte et les personnes qui le souhaitent peuvent encore la signer. Nous remercions du fond du coeur tous les signataires de la pétition, qu'ils soient amis et amies réels ou virtuels, familles, inconnus, citoyens et citoyennes solidaires, Parlementaires suisses, Conseillers aux Etats ou Conseillers Nationaux, Elus genevois au Grand-Conseil ou au Conseil Municipal.

Merci à tous et à toutes de nous accompagner pendant ce combat, que la famille poursuit et poursuivra en parallèle sur le plan juridique jusqu'au bout. Nous vous maintiendrons informé-e-s de la suite. Amitiés. Priscilla Albrecht. Genève, le 26 mars 2017.

Pétition envoyée à M. Poggia
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29 MARS 2017

Monsieur Mauro Poggia Conseiller d’Etat

Rue de l'Hôtel-de-Ville 2

Case postale 3964

1211 Genève 3

Genève, le 28 mars 2017

Remise de la pétition en faveur de Laetitia Ponthet, jeune femme genevoise en situation de handicap

Monsieur le Conseiller d’Etat,

Nous découvrions, il y a peu, la situation dramatique de Laetitia Ponthet, jeune femme genevoise en situation de handicap, en lisant l’article de « L'Illustré » paru jeudi 16 mars dernier avec le titre « Situation "inhumaine et choquante" à Genève ». Depuis six ans, Laetitia est privée d’Assurance Invalidité et de rente d'impotence. Devenue majeure aujourd'hui, sa place dans l'institution Clair-Bois qui lui était destinée est compromise car sans AI elle ne peut la payer. Laetitia, de par sa situation (nourrie par sonde gastrique et se déplaçant en fauteuil roulant), doit pouvoir continuer de vivre à Clair-Bois car cette institution accueille des personnes majeures et correspond aux besoins de Laetitia. Surtout, comme l'explique sa maman, Domenica Aveni-Ponthet :

« Elle a noué depuis l’enfance des liens très forts avec les résidents et le personnel soignant de cette institution, ce serait inhumain de lui imposer ce changement ! ».

Spontanément, afin de soutenir Laetitia, des citoyen-ne-s ont lancé une pétition et 2000 signatures ont été récoltées, démontrant que pour une très grande partie de la population il est totalement injuste et inhumain qu'une personne majeure, vivant à Genève depuis toujours, inscrite au contrôle de l’habitant, et dont les parents payent des impôts depuis toujours dans ce canton, soit empêchée de continuer à vivre dans l'institution qu'elle connaît si bien et qui l'a accueillie jusqu'ici.

Ce soutien rapide et massif de la population pour que Laetitia puisse rester à Genève, retiendra, nous en sommes certain-e-s, votre plus grande attention. Quoi qu'il en soit, sachez que, fort-e-s d’un tel élan solidaire, notre engagement pour Laetitia ne tarira pas avant que cette dernière puisse demeurer à l'endroit où elle a vécu jusqu’ici, et que ses droits les plus fondamentaux soient tout simplement respectés.

Vous trouverez ici et en annexe le lien vers la pétition que nous vous adressons au nom des signataires et que nous vous prions de prendre en compte afin de réparer dès maintenant cette terrible injustice.

En vous remerciant de votre attention, veuillez agréer, Monsieur le Conseiller d'Etat, nos salutations distinguées. Priscilla Albrecht & Julien Cart 

Article journal "Il Caffé" Ticino
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"Siamo tre vittime di un abuso di potere"!

Quando i vicini non si fanno i fatti loro possono capitare tragedie. Lo sanno bene Domenica, 45 anni, e Fabrice Ponthet, 46, di Ginevra. Un vicino di casa li ha denunciati all’Ufficio dell’invalidità (Ai) per un ipotetico trasloco, dando il via ad una serie di conseguenze che definire kafkiane è niente. "Inumane e choccanti", commenta Domenica, che da sei anni combatte per far valere i diritti di sua figlia Laetitia, 18 anni. Nata cerebrolesa, quadriplegica spastica, incapace di pensare, parlare, camminare e mangiare senza una sonda gastrica, è sempre stata accudita in famiglia. E il colmo è che proprio il troppo amore ha messo nei guai questi genitori a cui l’Ai da sei anni non versa più un centesimo per Laetitia (prima erano circa 6mila franchi a trimestre). Se sin da subito i genitori avessero scelto di metterla in un istituto, oggi non sarebbero qui a raccontare al Caffè questa loro a dir poco incredibile storia che mamma Domenica definisce "un assurdo abuso di potere". Tutto ha inizio nel 2011. I Ponthet, svizzeri, domiciliati a Ginevra, dove lavorano (fiduciaria lei, assicuratore lui) e pagano le tasse, decidono di trasferirsi provvisoriamente nella loro residenza secondaria in Francia, a due passi dalla frontiera. "Era impossibile restare ancora nell’appartamento ginevrino - spiega Domenica -. Il bagno deve essere allargato, non c’è spazio per l’elevatore. Inoltre, dopo l’ennesimo intervento all’anca, Laetitia ha cambiato sedia a rotelle e nell’ascensore non ci entra più. E non possiamo certo sollevarla a forza di braccia. Una soluzione andava trovata. Quella in Francia è una casa comoda e con sufficienti spazi, una situazione che appare decisamente più confortevole per tutti". Ma quando i vicini non si fanno i fatti loro... "In realtà non ho capito perché ci abbia denunciati all’Ai. Quel signore vive sulla sua pelle una storia simile alla nostra, con un figlio handicappato che frequenta il foyer Clair Bois di Petit-Lancy, come Laetitia. Forse ha temuto di perdere il posto, visto che sono limitati. Non so. Ma ciò che si è scatenato è fuori misura. Manco avessero scoperto che Laetitia è sana! L’Ai ha avviato un’inchiesta per determinare il nostro luogo di residenza. Abbiamo detto la verità, che provvisoriamente ci eravamo trasferiti in Francia, spiegando le difficoltà dell’alloggio di Ginevra". Niente da fare. Il dossier di Laetizia è stato trasmesso all’ufficio Ai per gli assicurati residenti all’estero. Ma visto che i Ponthet ovviamente non sono registrati in Francia e l’Ai non riconosce il loro domicilio ginevrino, da sei anni Laetitia non percepisce più un centesimo di rendita, né di qua né di là dalla frontiera. Alla vicenda L’Illustré ha dedicato un lungo servizio che ha spinto un lettore a lanciare una petizione online (change.org). Firmata da oltre duemila cittadini, è stata inviata al ministro ginevrino Mauro Poggia, al consigliere federale Alain Berset e ad altri politici. Nel turbinio di decisioni amministrative e consigli folli, ai Ponthet è anche stato suggerito di ricoverare la figlia in un istituto di Grenoble, a due ore di strada da casa. Quattro ore avanti e indietro. Per Domenica e Fabrice impossibile andare tutti i pomeriggi a trovare la figlia, come fanno ora. "E poi Laetitia è affezionata al personale di Clair Bois, come si fa a portarla via?!", alza la voce Domenica. È delusa dalle istituzioni questa mamma che ha trascorso quasi vent’anni negli ospedali. Per Laetitia e per l’altro figlio, Killian, 11 anni, che soffre di diabete di tipo 1. E ora non ne può più di lottare per quello che reputa un sacrosanto diritto. "Ci trattano come degli imbroglioni. Ma non abbiamo mai lasciato Ginevra. Continuiamo a lavorare lì, dove siamo domiciliati e paghiamo le tasse. Dobbiamo essere puniti solo perché abbiamo cercato di dare il meglio a nostra figlia?". Al loro ricorso contro la decisione dell’Ai, il Tribunale federale ha risposto picche, "la legge va applicata". "È vero, giuridicamente il ragionamento non fa una piega - ammette Domenica -. Ma mioddio! Un po’ di umanità!". Laetitia è maggiorenne. Dovrebbe essere libera di vivere dove preferisce. Poiché è incapace di discernimento una speciale commissione ha deciso che il meglio per lei sarebbe vivere 24 ore su 24 in un appartamento protetto di Clair Bois. Ma la legge proibisce di eleggere come domicilio legale un’istituzione, ad eccezione di una struttura medico-sociale. Se Laetitia fosse in grado di intendere e di volere potrebbe benissimo decidere di abitare legalmente da un parente, bypassando il momentaneo "trasloco" dei genitori. Purtroppo, la legge prevede pure che in questi casi il disabile debba domiciliarsi presso i genitori. Ma siccome questi, provvisoriamente, si sono trasferiti in Francia... Il gatto che si morde la coda. Da qualsiasi parte la si guardi questa storia assurda non trova soluzione. E allora ecco l’ultimo tentativo. "Abbandonare giuridicamente Laetitia - spiega Domenica -. E lasciare che lo Stato ginevrino si occupi di lei, come se noi non esistessimo più. Il Cantone ha nominato due curatori esterni. Ci siamo illusi di aver risolto. Invece, la direttrice generale dell’Ufficio delle assicurazioni sociali ha risposto che: nel caso di una curatela generale, è sicuramente Ginevra il domicilio civile e amministrativo, ma non è riconosciuto nell’ambito delle assicurazioni sociali". Ritorno alla casella di partenza. "La nostra ultima speranza - conclude Domenica - è trovare un giudice che sblocchi questa situazione con un provvedimento eccezionale, perché la superiorità del diritto non deve essere al di sopra della dignità e del rispetto delle persone". pguenzi@caffe.ch @PatriziaGuenzi

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