Association Laetitia
POUR LES DROITS AUX PERSONNES
HANDICAPES
Il faut que cela se sache
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JULIE SOLIDAIRE DE LAETITIA DANS LA TRIBUNE DE GENEVE, LE 12 MAI 2017

Il faut que cela se sache. Hier après-midi, la famille, les amis et de simples citoyens écœurés par ce qui arrive à Laetitia sont venus exprimer leur indignation devant l’Hôtel de Ville, où se réunissait le Grand Conseil. La jeune femme au cœur de toute cette attention est assise là, dans son fauteuil roulant. Elle porte un T-shirt où il est écrit «Moi, Laetitia, polyhandicapée, complètement abandonnée par l’Etat». A moins que ce ne soit «M. Poggia, quand me verserez-vous enfin ma rente AI?» D’autres slogans sur des pancartes relayent cette colère populaire. Car une telle histoire est assez dure à avaler: la Genevoise vit depuis sa prime enfance dans un foyer de Clair Bois, mais elle est privée de l’AI et de sa rente d’impotence depuis six ans! Ceci pour une sombre histoire de lieu de domicile des parents. Pour faire court, ceux-ci l’ont accueillie les week-ends dans leur résidence secondaire, en France voisine. Il y a eu dénonciation et les experts de l’AI sont montés au front. Je ne vais pas résumer ici les batailles juridiques entre les avocats de la famille et ceux des assurances sociales, qui durent depuis 2011 déjà. Au Tribunal fédéral, Laetitia a perdu, et cela a ému. D’autant que la jeune fille, désormais majeure, devrait aller dans un foyer de Clair Bois pour adultes. Mais elle ne peut pas exprimer sa volonté d’y aller, et ne touche pas les rentes pour y vivre. Devant cette situation humainement inacceptable, certains députés ont monté les tours. Ils disent vouloir faire leur possible pour faire pression sur l’AI et régler le problème. Car L’Etat a l’obligation morale de la prise en charge d’une Genevoise dont les parents travaillent et payent des impôts dans le canton, n’est-ce pas? Et il doit assurer l’encadrement dont elle a toujours bénéficié. Sinon, c’est à n’y rien comprendre! La pétition en faveur de Laetitia sera déposée lundi prochain au bureau du Grand Conseil. Affaire à suivre, donc.

Pétition déposée au Gd Conseil GE
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A 14h aujourd'hui, le 12 mai 2017, Domenica Aveni-Ponthet la maman de Laetitia et Joëlle Jehouda du Comité de soutien à Laetitia ont remis officiellement la pétition, signée par 2240 personnes, au Président du Grand Conseil de Genève et elles se sont rendues à l'Hôtel de Ville. Nous vous maintiendrons informés de la suite régulièrement. Le combat continue sur le plan juridique en parallèle et nous irons jusqu'au bout !
SOUTIEN PUBLIC
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Petition

Il y a d’abord eu la voie juridique (longue procédure et deux tribunaux saisis); il y a eu ensuite la voie médiatique (quatre pages dans le magazine L’illustré); il y a enfin la voie pétitionnaire, par le biais des réseaux sociaux, récoltant plus de 2000 signatures. Un combat de tous les jours, mené depuis six ans par la même famille. Pas étonnant qu’on la retrouve, elle et ses membres, sur le trottoir de la Vieille-Ville, ce jeudi en fin d’après-midi, à l’heure de la séance du Grand Conseil.

Domenica, la mère combative, déterminée à aller jusqu’au bout – quitte à «me résoudre à faire la grève de la faim devant le Palais fédéral», annonce-t-elle – a préparé ce jeudi des enveloppes pour chaque élu passant devant sa fille, ses proches et elle.

Sa fille Laetitia, atteinte d’infirmité motrice cérébrale, majeure depuis cette année, est présente ses côtés, dans son fauteuil roulant de jeune femme polyhandicapée, habitant ce corps qui la fait souffrir sans répit, lui répondant par une volonté sans faille et un sourire réellement communicatif. Depuis sa naissance en août 1998, elle ne peut ni parler, ni marcher, ni non plus manger sans le recours à une sonde gastrique.

Lieu de résidence en cause

Malgré cela, Laetitia est privée de son assurance invalidité et de sa rente d’impotence depuis six ans. Conséquence: sa place dans l’institution Clair Bois au Petit-Lancy, qu’elle fréquente en externe depuis l’âge de 4 ans, est compromise, car, sans AI, elle ne peut pas la payer. En cause: le lieu de résidence de la famille. En déménageant en France, non loin de la frontière, dans une résidence secondaire offrant des espaces et un équipement adéquats – contrairement à l’appartement trop petit loué jusque-là dans l’immeuble du Petit-Lancy –, les parents se sont mis hors la loi aux yeux de l’Office de l’assurance invalidité de Genève, qui, après avoir mené son enquête, a dénoncé les faits. Or, plaident en retour les parents, «nous continuons à travailler à Genève et à payer nos impôts dans notre ville». Quant à leur fille, elle a noué de tels liens dans l’institution qui l’accueille depuis son plus jeune âge que l’en priver serait criminel.

La décision de l’AI semble irrévocable. Le recours devant le Tribunal fédéral ne donne rien non plus. D’autres démarches juridiques sont alors entreprises devant le Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant. Elles sont en cours, mais cela prend un temps infini et les factures s’empilent sur la table familiale. Le conseiller d’Etat Mauro Poggia est à son tour interpellé dans un courrier. Il répond: «L’office AI du canton de Genève applique le droit fédéral selon des directives qui doivent assurer l’égalité de traitement et c’est à la justice d’apporter une réponse, que j’espère satisfaisante, à cette situation humainement douloureuse.» Il ajoute: «S’agissant de la pétition que vous m’avez envoyée, je vous suggère de l’adresser formellement au Grand Conseil genevois, qui se chargera de son traitement.» Message entendu.

L’affaire est en train de prendre une tournure politique. (TDG) Créé: 12.05.2017, 10h25

Réponse de M. Poggia suite pétition
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Chères amies et amis de Laetitia, Nous tenons à vous annoncer que nous avons reçu une réponse du Conseiller d'Etat Mauro Poggia le 13 avril dernier, lequel a répondu en se défaussant sur la justice, et en prétendant que "l'AI du canton de Genève applique le droit fédéral selon des directives qui doivent assurer l'égalité de traitement". De quelle égalité de traitement parle-t-il ? Depuis 6 ans, Laetitia ne touche ni rente d'impotence ni rente invalidité, ni prestations complémentaires. Quant à l'OFAS (Office Fédéral des Assurances Sociales), dans sa réponse du 11 avril, il s'est lui aussi défilé, en s'abritant derrière le fait que l'Office AI "a respecté le cadre légal en vigueur en transférant le dossier à l'Office de l'Assurance Invalidité pour les assurés résidants à l'étranger (OIAE) dès lors que l'assurée est devenue majeure et n'est plus domiciliée en Suisse." C'est une réponse tout aussi dégradante, alors qu'on sait que Laetitia est inscrite depuis toujours au Contrôle de l'habitant et qu'elle paye ses impôts à Genève. Mais, alors qu'elle fête ses 18 ans, elle n'est plus reconnue comme une citoyenne à part entière, et n'a plus aucune droit. On le voit, chacun se renvoie la balle, et pendant ce temps les droits de Laetitia sont toujours bafoués. Nous sommes donc clairement confrontés à un grave abus de pouvoir de l'AI et de l'OFAS, et nous allons continuer le combat afin qu'enfin Genève et la Suisse reconnaissent à Laetitia les pleins droits qui lui reviennent, et qu'elle puisse continuer d'habiter à Clair-Bois. Derrière cet imbroglio juridique, se cachent en effet de graves discriminations contre les personnes les plus fragiles de nos sociétés, et si les pouvoirs judiciaires de notre pays ne protègent pas Laetitia, nous n'hésiterons pas à aller jusqu'à la Cour Européenne des Droits de l'Homme à Strasbourg. Merci encore à chacun-e d'entre vous pour votre mobilisation : vous êtes la preuve, pour Laetitia et ses parents, que malgré tous les méandres administratifs et juridiques qu'ils doivent affronter, l'espérance d'une issue favorable pour Laetitia est toujours un objectif possible ! On ne lâche rien !
Dépliants informations
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DISTRIBUTION DE DEPLIANTS ET INFORMATION AUX FAMILLES DE L'ASSOCIATION INSIEME-GENEVE LE 9 MAI.

 

La maman de Laetitia, Mme Domenica Ponthet, accompagnée de plusieurs personnes s'est rendue hier soir, le 9 mai 2017, à la Cité Bleue où se tenait l'assemblée générale d'Insieme-Genève, association de parents et d'amis de personnes mentalement handicapées.

Ainsi, des dépliants sur la situation inhumaine de Laetitia ont pu être distribués et une large information sur l'injustice dont elle est victime a pu être transmise aux familles et personnalités présentes. Des échanges avec des directeurs et responsables d'institutions ont eu lieu de même qu'avec le Conseiller d'Etat en charge du handicap et de l'Assurance Invalidité à Genève, M. Mauro Poggia, destinataire de notre pétition. Ces actions de sensibilisation et d'information se poursuivront en parallèle au combat juridique mené par la famille de Laetitia. Nous ne lâcherons rien et irons jusqu'au bout dans ce combat !

Manifestation Grand Conseil
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Aujourd'hui, le 11 mai 2017, nous avons manifesté toute notre solidarité avec Laetitia devant le Grand Conseil de Genève et nous avons informé les Parlementaires et les Conseillers d'Etat sur sa situation inhumaine et scandaleuse. Laetitia et sa famille ont ainsi pu expliquer l'injustice dont ils sont victimes et s'entretenir avec des nombreux élus afin de les sensibiliser et les impliquer dans leur cause. Sur les photos en lien ci-dessous vous verrez la maman de Laetitia et sa fille avec les Parlementaires et les Conseillers d'Etat. Les photographies sont de M. Demir Sonmez. Le combat se poursuit sans relâche !
Soutien de M. J-C. RIELLE
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M. JEAN-CHARLES RIELLE, Parlementaire au Grand Conseil de Genève, s'exprime suite à notre mobilisation du 11 Mai 2017 devant l'Hôtel-de-Ville :

"Nous devons toutes et tous soutenir Laetitia! Genève doit être responsable! Nous avons assuré ses premières années et lui devons la suite. Elle est suissesse et on nous dit qu'elle ne peut pas exprimer son envie de résider à Genève. Mais regardez-là dans son fauteuil avec son handicap, tout son corps et sa tête nous invitent à lui assurer la meilleure des prises en charge dans un milieu qu'elle connaît et qui est rassurant pour elle, milieu dans lequel elle a grandi! Que celles et ceux qui ne peuvent adhérer à la demande aillent une seule journée s'occuper de Laetitia, du lever au coucher, pour lui prodiguer l'accompagnement adéquat et lui donner toute l'affection que chaque être est en droit d'attendre! Avoir pris en charge une mineure nous oblige à poursuivre notre responsabilité lorsqu'elle devient majeure! Par analogie, nous le faisons aussi et avec justice pour nos mineur-e-s non accompagnés."

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